NON AU PLAN NÉTANYAHOU D’ANNEXION D’UNE PARTIE DE LA CISJORDANIE PAR GABRIEL BANON

Dans une pétition signée par 300 anciens officiers supérieurs de l’armée, du Mossad et de la police, tous membres de l’organisation non gouvernementale Commandants pour la sécurité d’Israël, ils affirment que l’annexion voulue par Benyamin Netanyahou, déclenchera des réactions en chaîne incontrôlables.
Ils sont rejoint par une cinquantaine d’organisations juives mondiales et nombre de personnalités juives, qui rejettent vigoureusement la politique du gouvernement israélien.
Le chef du gouvernement israélien, qui redoute que son ami Donald Trump ne perdre sa réélection en novembre prochain, accélère son projet suicidaire d’annexer une partie de la Cisjordanie, et ce dès le 1er juillet prochain.
Les communautés juives de la diaspora sont inquiètes pour le devenir même de l’État d’Israël. L’Histoire du peuple juive nous apprend que chaque fois que k-le royaume avait disparu, cela n’a pas été du fait de l’étranger, mais de malheureuses initiatives de ses dirigeants. L’Histoire risque de se répéter, si la mobilisation du monde démocratique, mené par les juifs eux-mêmes, ne parviennent pas à mettre un holà aux provocations du gouvernement actuel d’Israël. Une telle annexion unilatérale, en violation du droit international, des nombreuses résolution de l’ONU, porterait atteinte aux droits fondamentaux du peuple palestinien. Il salirait le mouvement sioniste et appellera, encore une fois, comme le prédisent les religieux juives, le courroux d’Élohim (de Dieu) sur le peuple juif en entier.
Si elle était appliquée, cette annexion illustrera la duplicité du premier ministre israélien, quand il déclare qu’il est pour « deux États, vivants côte-à-côte, dans la paix et la concorde ».
Cette mesure inique va pousser les Palestiniens à la violence, parvenir à l’autodétermination.
L’annexion, si elle venait à se concrétiser, mettrait à rude épreuve les relations qu’Israël entretient avec les pays démocratiques du monde entier et va provoquer une vague de délégitimation de l’Etat d’Israël.
Le cynisme de Netanyahou de croire que la réalité sur le terrain l’emportera sur le droit international, n’a d’égal que son immense irresponsabilité à provoquer, peut-être, la fin d’Israël comme État juive. Plusieurs communautés juives ne se reconnaissent plus, dans l’Israël de Netanyahou.
Logiquement, cette annexion devait amener l’État jordanien a dénoncer le traité de paix signé avec Israël, tout comme l’Egypte. Mais il n’en sera rien, devant le réalpolitique, soumis à la pression et les « avertissements » de Washington.
Si par malheur, Netanyahou passait outre à la désapprobation du reste du monde, il faudrait alors qu’il aille jusqu‘au bout du raisonnement et prenne le contrôle total de toute la Cisjordanie, assumant ainsi la responsabilité directe de l’existence de 2,6 millions de Palestiniens. L’Autorité palestinienne, devant ce coup de force, n’aurait plus qu’à se saborder et remettre les clefs à monsieur Donald Trump.
L’annexion, si elle venait à se concrétiser, mettrait à rude épreuve les relations qu’Israël entretient avec les pays démocratiques du monde entier et risquerait
de provoquer une vague de délégitimation de l’Etat d’Israël.
Elle creuserait un fossé entre Israël et la plupart des Juifs de la diaspora, qui sont attachés aux principes des droits de l’homme et de la démocratie.
Quand les Israéliens, amoureux de la justice et de l’équité, désireux de paix avec leurs voisins, il y en a, se débarrasseront-ils de ce danger existentiel qu’est devenu leur premier ministre, Benyamin Netanyahou ?
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