4 questions à Nasrallah Belkhayate, Président de la Fondation Trophée de l’Africanité.

Propos recueillis par Akeke Williams Roger ( OBV News )

Périodiquement, à l’occasion des Sommets de l’Africanité ténus au Maroc, plusieurs sommités du monde prononcent des communications importantes sur différents thèmes étroitement liés à la vie de l’Afrique. Le Marocain NASRALLAH BELKAYATE, principal initiateur de ces Rencontres internationales, a eu l’amabilité de se prêter à nos questions . Avant la lecture de ces propos, nous partageons avec tous un extrait de sa biographie.

Bio express de Nasrallah Belkhayate :

Né à Rabat le 29 février 1964. J’atterris en Casamance en 1968 lors d’un déplacement professionnel de mon père. Je reste au sénégal et précisément à Dakar jusqu’en 1984. Année ou j’obtiens mon Bac C au lycée Lamine Gueye ( Van Vo).Puis je m ‘envole à Paris pour poursuivre mes études supérieures à l’EPITA , une école de l ‘intelligence informatique. Aprés quoi je retourne à mon pays d’origine le Maroc. Je lance une agence MBK Média Africa pour éditer une douzaine de Beaux livres des régions du Royaume. Quelques années plus tard je crée  à Casablanca la Fondation Trophée de l’Africaine pour accompagner la dynamique marocaine en Afrique et récompenser les initiatives humaines et culturelles africaines. Au total plus de 140 Personnalités ont été récompensées dans le monde par la Fondation dont une dizaine de chefs d’états africains. A ce jour j’ai été récompensé à mon tour et à  plusieurs reprises :  Premier arabe et africain à être Membre d’Honneur de l’Académie de la Diplomatie Espagnole, Médaillée d’Honneur par Unesco- Icomos, Médaillé D’honneur doublement par le Rotary Club, nommé grand collaborateur par la Jeune Chambre Internationale, distingué par les Lauriers de l’Association Francophone du Tourisme et des Voyages, et par des Félicitations Royales pour le remarquable travail fourni dans la réalisation du  Livre de Prestige de Tanger, Membre d’Honneur de l’Association des Français de Mohammédia, Membre Fondateur de Fijet Maroc ( Fédération Internationale des Journalistes et Ecrivains du Tourisme ).

Q : Quelles sont les motivations réelles de la création de la Fondation Trophée de l’Africanité dont vous êtes le Président-Fondateur ?

R : Récompenser la dignité africaine ! Le Trophée de l’Africanité et la Médaille du Citoyen d’Honneur de l ‘Africanité   viennent honorer des initiatives qui contribuent au développement en Afrique et notamment entre le Maroc et les pays frères africains dans le domaine humain, social, culturel, spirituel, économique et sportif. Une troisième Haute Distinction de la Fondation verra le jour en 2022, une innovation continentale en la matiére,  une intronisation vouée aux  sommités qui ont tracé l ‘histoire de l ‘africanité par leurs actions et leur engagement, au service de la Dignité des Africains dans le Monde.  C’est la plus haute Distinction de la  Fondation en partenariat avec une université marocaine, c’est le Doctorat  Honoris Causa de l ‘Africanité, pour la Célébration de l ‘Unité dans la Diversité pour la Paix des Peuples d ‘Afrique.

Q : Que répondez-vous à ceux qui pensent que cette Organisation est un instrument de l’impérialisme marocain, surtout en matière de diplomatie ?

R : L’Afrique doit cesser d’écrire ses pages sous les feux de la victimisation et  ouvrir une nouvelle page pour apprendre à échanger  l’expérience avec un autre pays frère africain qui a acquis de la maturité sur plusieurs secteurs de l ‘économie et du social. C’est l’ère du partage dans l’unité. C’est le mental qui fera la solution de l’Afrique de demain. L’Afrique ne peut plus se tromper de question, elle nous a donné à chacun une place précise. A nous d’ apprendre et de partager la puissance de la reconnaissance sous toutes ses formes..La Fondation est crée au Maroc par un enfant d ‘ Afrique. Elle est devenue aujourdhui par ses propres moyens une des Fondations les plus influentes en Afrique grâce à son esprit pacifique et  fédérateur et aussi à son réseau sans cesse grandissant pour une seule cause : La Femme Africaine. Je crois à l ‘intelligence et à l ‘humanité de la femme en général. L’histoire prouve qu’elle dépasse à bien des égards  l’homme. Son instinct de maternité fait qu’ elle voit les enfants du continent comme ses propres enfants. Certains pays africains anglophones l’ont compris et sont fiers de le prouver dans la composition même de leurs gouvernements actuels. A l ‘occasion je serais ravi de vous transmettre un prochain livre de prestige  sur les réalisations marocaines en terre africaine pour donner plus de sens au mot de  » l’impérialisme » utilisé dans la question. Le royaume du Maroc se bat comme n ‘importe quel pays pour son intégrité territoriale tout comme il a aidé et il continue à aider certains états africains à défendre eux aussi leur intégrité territoriale. Quant à  moi je suis fier de contribuer à écrire cette belle histoire de mon pays  avec les Amis qui savent reconnaître la fraternité et l ‘apport d’un pays millénaire comme le Maroc pour ses pays frères africains. Vous avez posé une bonne question, les futurs leaders doivent être éclairer sur ce point. C’est des centaines de milliers d’étudiants africains qui depuis toujours ont été formés au Maroc et qui recommandent le Maroc pour la formation économique, politique ou militaire des enfants de leurs pays.

Le Maroc est une terre d’accueil pour les étudiants, particulièrement ceux issus de pays subsahariens. Pour l’année académique en cours, ils représentent 85% de 20.500 étudiants étrangers inscrits dans un établissement marocain.

C’est une constante depuis 20 ans, le Maroc attire de plus en plus d’étudiants étrangers dans ses universités et ses écoles supérieurs. Selon les derniers chiffres du ministère de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ils seraient désormais plus de 20.500 lors de cette année scolaire dont plus de 10.000 bénéficient d’un programme de bourse.

C’est des centaines de milliers d’étudiants africains qui depuis toujours ont été formés au Maroc et qui recommandent le Maroc pour la formation économique, politique ou militaire des enfants de leurs pays. Il y a  plus d’une trentaine de ministres africains actuels qui ont été formés au Maroc. Poser leur la question. Oui,  l’Afrique a besoin de savoir et d’une bonne mémoire.

Q : Certainement , la Fondation Trophée de l’Africanité se penche sur les grands problèmes qui minent l’Afrique . Les Résolutions issues des Sommets que vous organisez sont-elles prises en compte par les Pays africains ?

R : Comme je l’ai dis, le savoir et le partage du savoir est un tremplin des idées salvatrices issues des africains résidents au continent comme de la diaspora qui elle aussi ne devrait pas perdre sa mémoire de ses propres racines.  La Fondation organise des sommets de l ‘africanité, une plateforme en hybride qui invite et donne la parole à des experts et à une centaines de femmes africaines. L’Afrique doit apprendre à écouter la voix de ses mamans.  les rapports sont publiés sur le site officiel et vu le degré de la médiatisation acquis au cours des dernières éditions on peut dire que  la marche verte de la femme africaine est désormais en action. Nous sommes en relation avec la diplomatie africaine, et ils sont plutôt très demandeurs des informations publiées à cette faveur dans nos rapports. Quand on a une émotion sereine et confiante, c’est un signe qui ne trompe pas. Nos sommets sont pertinents et osés. Ils ont déjà gagné les .quatre coins de la planète grâce à la dynamique de nos ambassadrices très motivées par la portée du message de la Fondation Trophée de l ‘Africanité. Les décideurs bien avertis ne pourront plus bientôt se priver de consulter les rapports des sommets  disponibles sur le site www.fondation-trophee.africa. Nous ne proposons pas la lecture des travaux des conférences , c’est la profondeur des interventions qui l ‘impose. Au prochain sommet de Tanger  prévu le 14 ( Tanger ) , 15 ( Martil ), 16 ( Larache)  et 17 ( Al Hoceima ) en partenariat avec l ‘université Abdelmalek Essaadi le niveau sera rehaussé à la dimension de la thématique retenue  » La Migration : Femmes, Jeunesse, Développement et la Paix en Afrique  »

Q : En terme de prospective, selon vous , quel visage l’Afrique présentera dans 50 ans ?

R : L’Afrique dans 50 ans sera à l ‘image de la vision qu’elle s’est donnée d’aujourd’hui et pour laquelle elle aura travaillé sans relâche avec à l ‘appui la science et l’intelligence artificielle. L’Afrique est dès aujourd’hui, il faut le savoir, confrontée à un défi démographique majeur. Selon les récentes projections des Nations unies, le continent devrait doubler sa population d’ici à 2050, passant d’un milliard d’habitants aujourd’hui à près de 2,4 milliards. Surtout, la moitié de ses habitants aura alors moins de 25 ans, ce qui pose l’urgente question de la capacité de son économie à absorber les millions de nouveaux entrants qui viendront gonfler son marché de l’emploi. Alors quelle Afrique allons nous préparer pour ça ? À l’heure actuelle, les chiffres de la Banque mondiale indiquent que les jeunes représentent 60 % des chômeurs en Afrique…Toutes les 24 heures, sur le continent africain, près de 33.000 jeunes rejoignent les rangs des demandeurs d’emploi et près de 60 % d’entre eux viendront grossir la horde des chômeurs.Et … Nombreux sont les jeunes Africains qui se trouvent pris aux pièges de la pauvreté, du manque d’éducation, d’un accès limité aux soins de santé, de la malnutrition et du manque de possibilités d’emploi.  Alors !  « L’avenir de la jeunesse de l’Afrique, avait dit, Akinwumi Adesina,le président réélu de la Banque africaine de développement (BAD), ne réside pas dans la migration vers l’Europe, mais bel et bien dans une Afrique prospère ». Comment faudra -t-il comprendre cette réalité ?  Pour le savoir je vous donne rendez vous au prochain sommet de Tanger qui sera retransmis en direct en hommage à la  célébration du Centenaire de Amadou Mahtar M’Bow placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté sur les pages Facebook de l’Université Abdelmalek Essaadi et de la Fondation Trophée de l ‘Africanité.

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