Fondation Trophée de l ‘Africanité : Voyage à Moroni

Une Expérience Inoubliable

C’est avec un cœur rempli de gratitude et d’admiration que je souhaite partager avec vous le récit de mon voyage à Moroni, aux Comores, où j’ai eu l’honneur de remettre le Trophée de l’Africanité aux mains propres de SEM Azali Assoumani Président de l’État comorien. Ce voyage, riche en émotions et en découvertes, restera gravé dans ma mémoire comme un témoignage vibrant de l’hospitalité et de la beauté de ce pays. Dès mon arrivée à l’aéroport de Moroni, j’ai été chaleureusement accueilli par une délégation officielle.

Le protocole était impeccablement organisé, et chaque détail témoignait du respect et de la considération que les Comores ont pour les valeurs célébrées par la Fondation Trophée de l’Africanité. Ce premier contact avec les habitants m’a immédiatement plongé dans une atmosphère de bienveillance et de courtoisie. On m’a conduit à l’Hôtel Golden Tulip, un véritable havre de paix situé en bord de mer.

Dès mon arrivée, j’ai été frappé par la beauté de l’océan indien qui entoure la ville de Moroni. Les eaux turquoise semblaient inviter à la sérénité et à la contemplation, tandis que le soleil, généreux et lumineux, réchauffait l’air et les cœurs. Le Golden Tulip offrait une vue imprenable sur ce panorama enchanteur, rendant chaque lever et coucher de soleil un spectacle à part entière. Moroni m’a fasciné par son charme unique, mêlant héritage colonial et richesse culturelle. Les anciennes bâtisses, vestiges du passé colonial, se dressent fièrement, témoignant d’une histoire riche et complexe. Ces structures, empreintes de caractère et de nostalgie, cohabitent harmonieusement avec les nouveaux développements infrastructurels qui fleurissent dans la ville.

En me promenant dans les rues de Moroni, j’ai été touché par l’accueil chaleureux de ses habitants. Leur sourire sincère et leur hospitalité naturelle m’ont fait sentir immédiatement chez moi. La population de Moroni est profondément ancrée dans des traditions musulmanes, ce qui se reflète dans les magnifiques mosquées qui ornent la ville. Ces lieux de culte, avec leurs dômes élégants et leurs minarets gracieux, ajoutent une dimension spirituelle à l’atmosphère de la ville. Lors de mes déplacements, j’ai observé de nombreux chantiers en cours. La ville est en pleine transformation, se modernisant tout en préservant son identité unique. Ces développements sont le signe d’une volonté claire de progrès et d’amélioration des infrastructures, ce qui promet un avenir prometteur pour Moroni et ses habitants.

La remise du Trophée de l’Africanité au Président de l’État des Comores, S.E. Azali Assoumani, a eu lieu dans le cadre somptueux du Palais Beit Salam de Moroni. Cette cérémonie a été un moment de grande émotion, marquée par la présence de tout le corps diplomatique étranger et de l’équipe gouvernementale. Les discours inspirants et les échanges cordiaux ont souligné l’importance de l’unité africaine et des valeurs partagées que nous célébrons tous. Lors de cette occasion mémorable, le Président Azali Assoumani m’a décoré du titre de Citoyen d’Honneur, un geste qui m’a profondément touché et honoré. Ce moment a renforcé en moi la conviction que les Comores, avec leur riche héritage et leur dynamique actuelle, sont un exemple lumineux de l’Africanité. Ils incarnent une résilience remarquable, une culture vibrante et une aspiration sincère à un avenir meilleur pour tous leurs citoyens.

En explorant Moroni, j’ai été captivé par la richesse historique et culturelle de la ville. Les Comores, habitées depuis le VIIIème siècle par des peuples venus de la côte orientale d’Afrique, ont vu l’émergence de sultanats au XIIIème siècle avec l’arrivée des shirazi de Kilwa. Ce riche passé se reflète dans le patrimoine culturel immobilier de la ville, qui comprend des sites archéologiques, des palais royaux, des édifices religieux, des fortifications et des places publiques. Moroni, créée au XIVème siècle, conserve encore des traces de son passé glorieux, malgré les transformations apportées par la période coloniale.

La médina de Moroni est un véritable labyrinthe de ruelles étroites, de portes sculptées et de mosquées anciennes. Les maisons, souvent de deux à quatre niveaux, sont serrées les unes contre les autres, créant une atmosphère intime et vibrante. Les vieilles mosquées, comme la mosquée de Vendredi dont le mihrab date de 880H/1426, témoignent de l’histoire profonde de cette ville. La ville de Moroni possède aussi un port aux boutres, formant avec la mosquée de Vendredi un exemple caractéristique de la vie insulaire des Comores. La médina de Mutsamudu, autre joyau des Comores, remonte au XIVème siècle et est connue pour ses ruelles très étroites et couvertes, ses palais princiers, ses lieux de culte et ses tombeaux.

La citadelle de Mutsamudu, construite de 1782 à 1789, domine la ville et offre une vue imprenable sur le paysage environnant. La médina de Domoni, avec ses palais du XIIIème et du XVIème siècle, ses plafonds polychromes et ses murailles de défense, est un autre témoignage fascinant de l’histoire des Comores. La corniche qui longe la côte raconte à sa manière une histoire unique, tissée de liens sociaux, familiaux et de petites guerres de pouvoir à travers les époques.

En quittant Moroni, j’ai emporté avec moi non seulement des souvenirs précieux mais aussi une profonde admiration pour ce pays et son peuple. Les Comores sont un bijou caché de l’océan Indien, rayonnant de beauté naturelle et de chaleur humaine.

Chaque instant passé là-bas a été un rappel puissant des valeurs de paix, de respect et de progrès qui sont au cœur de la mission de la Fondation Trophée de l’Africanité. J’espère que ce récit vous a permis de ressentir un peu de la magie de Moroni et de l’inspiration que j’ai puisée dans ce voyage. Que ces impressions vous encouragent à explorer, à apprendre et à célébrer la richesse de notre patrimoine africain commun.

Nasrallah Belkhayate

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