USA : Quand la Chine riposte

Lorsque la Chine répond avec calme et fermeté à une provocation américaine, ce n’est pas seulement une manœuvre économique, c’est une leçon de stratégie millénaire. La Chine ne réagit jamais dans l’émotion. Elle pèse, elle patiente, elle frappe quand le silence devient message. La réplique de 34 % n’est pas une simple taxe, c’est un signal adressé au monde entier, un rappel que dans les relations internationales, la dignité nationale se défend sans cris mais avec constance.

Ce que je vois dans cette réponse, c’est la discipline confucéenne alliée à la vision contemporaine de Xi Jinping : une Chine qui refuse de se laisser dicter les règles, une Chine qui rappelle que l’équilibre commercial est aussi une question de respect mutuel. En ripostant de manière symétrique, elle renvoie à l’agresseur son propre miroir, tout en laissant une marge diplomatique : l’entrée en vigueur différée des taxes est une main tendue cachée sous la rigueur.

Mais derrière cet échange titanesque entre deux empires, l’Afrique doit observer, comprendre et se positionner. Nous ne sommes plus des spectateurs, nous sommes des partenaires potentiels. Ce que la Chine nous montre, c’est qu’une nation peut défendre ses intérêts avec intelligence, sans coloniser, sans s’agenouiller, sans trahir ses alliances fondamentales. C’est cela, le message que l’Afrique doit retenir : la souveraineté n’est pas une posture, c’est une stratégie.

La riposte de Pékin n’est pas une fermeture. C’est une ouverture codée. Elle dit aux nations du Sud : « Je vous regarde. Je vous tends la main. Mais venez avec vos idées, vos projets, vos peuples debout. »
Et moi, en tant qu’homme d’action pour l’unité et l’éveil de l’Africanité, je vois dans cette attitude une invitation à sortir du rôle de victime pour devenir architecte.

La Chine riposte, mais elle ne détruit pas. Elle construit autrement. À nous de bâtir, à notre tour, une Afrique forte, disciplinée, coopérante, mais jamais soumise. C’est là que commence la vraie diplomatie des peuples.

Nasrallah Belkhayate

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