Quelle priorité pour la nouvelle élite africaine ?

La politique du Maroc se construit sur la solidarité mutuelle et la volonté de fortifier la coopération Sud-Sud. Elle vise à placer l’Homme africain au centre de ses préoccupations, au cœur du développement.

Cette politique, menée par SM le Roi Mohammed VI, est un choix stratégique, pertinent et fidèle à la mémoire collective, à l’histoire du continent et de la nécessité imminente d’une coopération durablement africaine, avec foi dans un futur et prometteur avenir. C’est une opportunité pour tracer la responsabilité des élites africaines, pour bâtir  l’avenir du continent en tant qu’ acteur central au niveau international sur le plan des équilibres géostratégiques.

 L’Afrique bouge et  a fait de grands pas sur le chemin du développement et de la croissance, notamment après la signature, en mars dernier à Kigali, par plus de 40 pays d’un accord de Zone de libre échange continentale africaine, au titre d’élément fondamental de l’Agenda 2063 pour l’Afrique, ce qui facilite considérablement la mobilité des marchandises, des services et des investissements entre les pays, d’ou l’urgence de planifier des pôles économiques régionaux à même d’élargir la coopération Sud-Sud à la faveur d’un véritable épanouissement du continent.

 L’Afrique dispose de ressources humaines immenses et de terres fertiles qui peuvent assurer la sécurité alimentaire à tous et développer les nouveaux secteurs économiques, pour devenir une grande force économique.

Le Maroc, pour rappel, est l’un des pays fondateurs de l’OUA, qui a vu le jour le 25 mai 1963. Cette organisation, devenue par la suite l’Union africaine, a œuvré à la mise en place d’une action africaine commune et à la défense de l’unité de l’Afrique. Et aujourd’hui l’homme africain est la solution de l’Afrique. Il est le seul à pouvoir relever le défi de son continent. Et sur cette ligne la solidarité est une valeur qui va naître suite à une prise de conscience collective de ce fameux potentiel autonome.

Le combat s’annonce dur pour les années à venir, car il s’agit avant tout de changer les mentalités de la dépendance intellectuelle. Il s’agit de s’affranchir par l ‘esprit. Ici on retrouve le puissant rôle de la spiritualité qui se doit de renaître.  La jeune élite africaine ne doit plus de tromper de question prioritaire. Avoir foi en soi, et faire confiance à la dynamique de son pays, de son continent.

Les hommes et la matière première parlent dorénavant au nom de cette noble cause humaniste et humanitaire.

Nasrallah Belkhayate

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