Maroc : Et si on attribuait le nom de Hammou Zayani à une rue quelque part !

Mohammed Hammou Zayani est un héros marocain durant la période du Protectorat Français et Espagnol au Maroc.

Né en 1855 à Khenifra, issu de la tribu des Imahzanes, le jeune homme nait lors d’une période clé où le sultan alaouite Hassan Ier assure un soutien sans faille à la tribu afin d’entamer une réconciliation avec les différentes tribus amazighes des Zayanes.

Le pacte d’allégance et d’amitié fut donc signé avec le Makhzen dans le cadre d’intérêts mutuels : la monarchie assurait la protection de la tribu Imahzane, ennemi des Ait Soukhmane et des Ichkerns.

Les conséquences de la Conférence d’Algeciras et du Traité de Fès marque le début de son engagement contre la colonisation française au Maroc. Ces Traités sont vu comme une domination européenne et chrétienne sur un des seuls pays africains à ne jamais avoir subi la domination européenne. Ainsi, le jeune héros appellera à l’union des tribus amazighes et au jihad contre « les croisés ».

Lyautey ordonna une prise de Khenifra mais feront face à une résistance sans faille des tribus amazighes de Khenifra. Le Général Guillaume qui s’était juré de faire manger de la « paille » aux Marocains disait sur les Zayanes : « Ce qui fait la force des Zayanes, c’est moins leur nombre que leur potentiel militaire fondé sur leur valeur guerrière, leur cohésion, leur discipline, et sur l’importance de leur cavalerie, qui compte plus de 2 500 hommes, aguerrie, remarquable par sa mobilité.

Hammou Zayani se démarque lors de la Bataille d’Elhri avec une victoire écrasante contre la France. Cette bataille a fait plus de 700 morts dans le camp français et une centaine de blessés. L’officier René Philippe Laverdure perd la vie dans ce combat à mort.

La France avouera via le général Théveney qu’il s’agira de la plus grande déroute française en Afrique. Ce Zayane est un héros dans le sens qu’il n’a jamais abdiqué contre le colonisateur. Il décèdera en 1921 à Khenifra, capitale des Zayanes.

On pourrait bien lui rendre hommage dans une rue quelque part au Maroc, on lui trouvera bien une petite place.

Laisser une réponse